Ode à ma femme quilteuse

 


 

Elle apprit à faire du patch le lundi,
Ses points étaient touts très petits :
Elle oublia de décongeler le dîner
Aussi nous allâmes dîner à l'extérieur
 
Elle fit des miniatures le mardi,
Elle dit que c'était en plus.
Elles étaient réellement très belles
Mais elle oublia de faire la poussière
 
Mercredi, c'était un sampler,
Elle adorait le pointillisme.
Que d'ombres et de lumières!
Mais la lessive ne fut pas faite.
 
Le jeudi ses patchs étaient
Vert, jaune, bleus et rouges.
A mon avis, elle était vraiment absorbée :
Elle ne fit jamais le lit
 
C'était un panneau mural le vendredi
Dans ses couleurs préférées
Cela ne la gênait pas du tout :
Les miettes restèrent au sol.
 
J'ai trouvé une servante le samedi,
Ma semaine était terminée.
Ma femme pouvait faire du patchwork
Des heures durant :
La maison serait propre.
 
Bien, c'est déjà dimanche.
Je pense que je suis sur le point de craquer.
Je suis maudit, je divague, je tempête :
La servante a appris à faire du…. patchwork.
 
Trouvé sur un journal du centre social de Riom de 2003 " l'écho de la cafetière".
Et voilà un joli poème à faire lire à nos conjoints!
 C'est quand même bien plus amusant de faire du patch que de s'occuper de la maison, non?! A bon entendeur, salut!
 
 

Commentaires

  • 100% d'accord !

  • Excellent, je vais montrer l'ode à mon tendre et cher amour, car je n'ai pas de servante et par conséquent j'assume ménage, cuisine, lessive et toutes les tâches quotidiennes de notre petit nid, tout en m'adonnant à mes loisirs créatifs. Tant de qualité dira-t-il !!!!! Du moins je l'espère ;-) Bizou

  • Excellent !! à lire et faire lire à ceux qui ont du mal à nous comprendre parfois :) merci

Les commentaires sont fermés.

Je patche, tu brodes, elle quilte, nous tricotons, vous feutrez, elles bricolent !!!!! (Saint-Vaury - Creuse)